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E-shop Vintage & Actions Humanitaires.

Un shopping qui finance de l'humanitaire, coup de com' ou réalité ?

Posté le 30 May 2016

L’humanitaire est à la mode, c’est indéniable. De l’association de Louis Vuitton et l’UNICEF à la visite de Sonia Rolland en Ethiopie, en passant par H&M qui maîtrise son image via sa campagne World Recycle Week avec l’intervention de Maya Arulpragasam, aka M.I.A.


Mode, nom féminin
Manière passagère de se conduire, de penser, considérée comme de bon ton
dans un milieu, à un moment donné.
Définition du Larousse

Mais si l’humanitaire est actuellement tendance dans le milieu de la mode, qu’en sera-t-il demain ?

Les chiffres ne mentent pas : 94% des individus interrogés par le cabinet Bain & Company estiment que les maisons de luxe devraient être davantage engagées dans des actions humanitaires.

En creusant un peu, on s’aperçoit que nombre d’entre elles ont déjà leurs propres fondations, souvent tournées vers l’art et sujettes au mécénat.

Elles sont quelques unes à réellement afficher un objectif solidaire, comme la Fondation Chanel et son combat pour les femmes du monde.

D’autres actions sont plus ponctuelles : on pense à Louis Vuitton pour l’Amfar, Gucci pour l’UNICEF, Cartier et son Love Charity…


Un circuit gagnant-gagnant

Aider, c’est bon pour l’image. Rien de nouveau : à l’ère du tout-connecté, l’information circule vite. Très vite. C’est l’effet papillon : un événement (plus ou moins grave) survient, et c’est la catastrophe. Des milliers de personnes partagent, commentent, donnent leur avis et appellent au boycotte.

A l’inverse, une simple action solidaire peut se retrouver diffusée auprès de millions de gens. Or, qui dit partage dit visibilité. Par exemple, la fondation Kering s’est engagée pour les femmes, en partenariat avec les Nations-Unies, avec sa campagne “We are women”. En 2014, les retombées médiatiques pouvaient se chiffrer à plus d’un milliard d’euros.

Pour résumer : faire de l’humanitaire permettrait (à priori) de vendre plus.


Le jeu du menteur : comment savoir si une marque tient ses 
engagements ?

Humanitaire & Mode
 

Au-delà du mensonge, il s'agit surtout d'une stratégie. 
Comment savoir qui joue sur les mots et qui est vraiment ancré dans la tendance humanitaire ? Qui a vocation à perdurer et qui fait son coup de com’ ?
On ne peut pas vraiment.
A moins d’éplucher les comptes publiés, de contrôler les associations qui perçoivent les dons et de se rendre sur place pour voir comment ça se passe.
Cependant, il reste possible de se poster en spectateur actif : finalement, internet ça sert à ça, non ? Suivez leur actu, observez leurs comptes Facebook et Twitter, et voyez si leur contenu est cohérent. Pour reprendre l’exemple de la fondation Kering, on voit clairement que la page Facebook suit une ligne éditoriale en lien avec l’engagement de la marque pour les femmes.
Évidemment, un contenu cohérent n’est pas une garantie absolue, mais c’est un début. Observez : peut-on voir les réalisations concrètes de leurs engagements humanitaires ? Que s’est-il passé, pragmatiquement parlant ?
Car ici, le consommateur est l’acteur principal : vous pouvez dénoncer comme vous pouvez encenser. Et pour consommer malin, il faut s’informer.


Coup de com' ET réalité

Pour finir, il est important de noter qu’un coup de com’ contient souvent une réalité : même s’il s’agit d’une action ponctuelle, même si ça paraît “petit” proportionnellement aux bénéfices réalisés, ça reste un geste solidaire. Et c’est déjà pas mal. Peut-être même que la mode se décidera un jour à passer la bague au doigt (définitivement) à l’humanitaire...

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